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Étiquette, contraste, clavier : trois défauts fréquents des formulaires
Par Théodis Guyon · Publié le · Mis à jour le · Lecture : 2 min

L’essentielUne demande d’acte, une inscription, une commande : tout passe par un formulaire. Trois situations que l’on retrouve souvent, chacune reproductible sur votre propre site en une minute.
1. Le texte d’exemple qui sert d’étiquette
Le test. Cliquez dans un champ et commencez à écrire. Si le nom du champ disparaît, il n’était qu’un texte d’exemple.
Ce que cela change. Une personne qui revient sur le formulaire ne sait plus ce qu’elle a saisi où. Avec un lecteur d’écran, le champ peut être annoncé sans nom.
La correction. Une étiquette visible, placée au-dessus du champ, et associée à lui dans le code. Le texte d’exemple peut rester, en complément.
2. Le texte gris sur fond clair
Le test. Relevez les couleurs réellement utilisées pour le texte et son fond, puis mesurez leur rapport avec un outil de contraste. Un examen visuel au soleil peut révéler une gêne, mais il ne permet pas de conclure au respect du seuil. Sur un dégradé ou une image, vérifiez les zones derrière le texte.
Ce que cela change. Les consignes et les erreurs sont précisément les textes qu’il faut lire pour finir. Une vision qui baisse avec l’âge suffit à les perdre.
La correction. Un rapport de contraste d’au moins 4,5 pour 1 entre le texte et son fond, pour les textes de taille courante. Cela se mesure avec un outil gratuit, page par page.
3. Le bouton qu’on ne peut pas atteindre au clavier
Le test. Posez la souris et avancez avec la touche Tab. Chaque élément atteint doit se voir. Si le focus disparaît, ou saute un bouton, quelqu’un ne pourra pas l’utiliser.
Ce que cela change. Les personnes qui naviguent au clavier, avec un contacteur ou avec un lecteur d’écran, dépendent de cet ordre et de ce repère visible.
La correction. Des éléments interactifs natifs, un ordre de tabulation qui suit la lecture, et un indicateur de focus visible qui n’est pas retiré par la feuille de style.
Ce que ces trois tests ne disent pas
Ils repèrent des défauts, ils ne mesurent pas la conformité. Un audit selon le RGAA examine chaque critère sur un échantillon représentatif, avec des outils d’assistance. Ces trois tests sont un bon premier pas pour savoir si le sujet mérite d’être ouvert.
Sources
- Critères et tests du RGAA, thématiques formulaires, couleurs et navigation.
À lire ensuite : À quoi ressemble une fiche de correction.